Petite Boîte en entrevue avec Marie-Luce Béland!




Marie-Luce Béland connue pour ses succès «Pleine Lune», «Folle» et «Tout le monde se plaint, tout le monde se tait» est de retour avec un premier EP disponible en version numérique seulement. Petite Boite a eu la chance de s’entretenir avec la chanteuse, choriste et maintenant auteure-compositrice-interprète pour en apprendre davantage sur son nouveau projet.


Petite Boîte: Tu sortais en 2008 ton premier album «À l’envers» qui comprenait le succès radio «Pleine lune» qui a eu un énorme succès à la radio, tellement que je crois que tout le Québec connaît la chanson, mais si je fais le calcul ça fait maintenant 6 ans, qu’est-ce que tu as fait depuis?
Marie-Luce Béland: C’est moi qui ai décidé d’être moins présente. Je dois avouer que lorsque tout ça a commencé à l’époque j’étais vraiment très jeune. Je suis entrée en studio en 2006 et c’est vraiment en 2008, presque 2 ans après la sortie de l’album que «Pleine lune» a connu le succès dans les radios alors comme j’étais jeune je n’ai pas eu le temps de digérer tout ça, je n’ai pas eu le temps de profiter de l’expérience, même si tout ça a été super agréable, tout ça est allé très rapidement. J’ai été très chanceuse, mais c’était aussi une chance à double tranchant, dans le sens où ça commence vite et ça part vite! C’est une grosse machine et à un moment donné, j’étais assez étourdie alors j’ai dû arrêter. Je suis retourné aux études, j’ai composé énormément, j’ai misé davantage sur mes compositions personnelles (parce qu’avec l’album «À l’envers» j’étais seulement interprète) alors j’ai pris un temps pour voir mes amis, ma famille, surtout que je sortais de 3 ans intenses de tournée avec Kaïn, j’avais besoin de prendre le temps de savoir qu’est-ce que moi je voulais comme artiste et surtout si j’avais envie de rester interprète.

P.B.: Après un tel succès, est-ce que sortir un album et se produire soi-même crée un stress supplémentaire?
M.-L.B.: Non je dirais même que c’est un soulagement. Ce qui était vraiment stressant était de faire le projet... l'aboutir, parce que moi je n’avais jamais appris les racines du métier, car justement à cause de la «machine» tout avait déjà été fait pour moi. Alors que là, d'être la productrice, l'auteure-compositrice-interprète et la coréalisatrice, ont fait que j'étais pleinement dans ma matière, alors je pouvais vraiment tout gérer comme je le voulais. Ce qui m'a enlèvé un énorme stress. Maintenant, je peux me chanter comme j'ai envie de me chanter avec mes expériences à moi et ce que j'ai vécu avec ma tête et mon cœur. Ce n'est pas stressant parce que je sais exactement comment m'interpréter.

P.B.: Justement, parlant d’interprétation, durant cette pause tu es retournée aux études en interprétation théâtrale avec Rita Lafontaine, est-ce que tu mises aussi sur une éventuelle carrière de comédienne?
M.-L.B.: Pour l'instant, je mise sur la musique, mais c'est sûr qu'éventuellement je voudrais jouer. J'ai toujours joué, j'ai toujours aimé jouer, j'ai toujours été une grande cinéphile... Donc, oui c'est sûr que j'aspire à ça, même que l’idéal pour moi serait une comédie musicale. Si un jour je peux avoir la chance de chanter, danser et jouer ce serait vraiment joindre l'utile à l'agréable dans mon cas.

P.B.: Tu nous présentes aujourd’hui un EP coréalisé avec Pascal Dufour (Les respectables, Caroline Néron), qu’est-ce qui a fait en sorte que tu travailles avec lui?
M.-L.B.: Parce que c'est mon ami, je l'ai rencontré plus personnellement lorsqu’on est allé à CANADAFEST en Floride et c'était super le fun. J’ai eu un coup de foudre artistique pour Pascal qui était très à l'écoute sur ce que l’on désirait accomplir et faire. Je le trouvais assez ouvert d'esprit et agréable comme personne et en plus, lorsqu’on pense à Pascal Dufour, on pense davantage au chanteur qu’au réalisateur et pourtant c'est un excellent réalisateur! Je n'avais pas non plus envie de mener ma barque toute seule en tant que première fois, j'avais besoin d'un certain guide et Pascal était l'homme idéal.

P.B.: Est-ce qu’on peut s’attendre à un album complet durant de la prochaine année?
M.-L.B.: Non, je vais commencer à miser plus sur le côté numérique. En ce moment, on n’arrête pas de dire que l'industrie du disque va mal, mais ça ne va pas si mal que ça, ce qui va mal c'est les moyens qu'on utilise pour transmettre la chanson aux gens qui l'écoutent. Je pense qu'aujourd'hui c'est plus facile d'aller vers des plateformes qui sont plus accessibles. Moi-même j'achète de moins en moins d'albums complets sauf les artistes que je vénère et que j'adore, mais j'avoue que j'ai rarement envie d'acheter un album complet alors que j'écoute seulement 3 chansons. Je vais commencer à procéder comme ça. Je ne ferai plus jamais d'album complet, ça va être des EP de quatre chansons ou directement des extraits.

P.B.: Qu’est-ce qu’on peut te souhaiter pour la suite?
M.-L.B.: On peut me souhaiter de continuer à avoir l'écriture créative en ébullition parce que j'écris énormément ces temps-ci et aussi j'ai commencé à écrire des chansons pour plusieurs artistes. Alors, j'aspire à faire de plus en plus ma place comme auteure-compositrice et à avoir la chance d'entendre mes compositions à travers le talent des autres.

Est-ce qu’il y a une tournée de spectacles prévue prochainement?
En fait, il n'y a aucun spectacle de prévu avant l'automne. Ce qu'on souhaite surtout, c'est de jouer dans les radios et d'avoir une certaine visibilité au niveau des réseaux sociaux. Pour l'instant, moi je vais pouvoir prendre tout l'été pour préparer mon propre spectacle et aussi, je retourne au Capitole avec Martin Fontaine pour faire Elvis Expérience pour une deuxième année consécutive.



Le EP «Quoi qu’il advienne» de Marie-Luce Béland est disponible sur iTunes et elle sera du spectacle «Elvis Experience» dès le mois de juin au Capitole de Québec (dates à venir).
Pour plus d’informations: www.marielucebeland.com



Merci à Marie-Luce Béland et Simon Robitaille!

Entrevue par Mathieu Caron
Crédits photos: Page Facebook officielle de Marie-Luce Béland

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