Entrevue partie 1| Les sœurs Riverin

Entrevue par Stéphanie Lague
Crédit photo: soeursriverin.com



Jeudi dernier, nous avons eu la chance de rencontrer les Sœurs Riverin. C’est au Resto-Pub St-Mark à Longueuil que nous avons discuté avec elles tout en prenant un café-dessert. Elles sont trois, elles sont magnifiques et passionnées. Elles ont fondé Québec Issime et sont dans le milieu de la musique depuis au moins vingt ans. Elles sont choristes pour Nanette Workman et l’ont été pour plusieurs autres chanteurs au Québec. Elles ont dernièrement sorti deux albums que vous pouvez entendre et acheter sur leur site internet. Voici notre entrevue avec elles!

Petite Boîte : Vous avez dernièrement sorti Les Sœurs Riverin I et II. Comment est arrivé l’idée de faire des albums?

Caroline Riverin: Les albums, ça fait longtemps que l’on en parle. Ça fait longtemps que l’on pensait à cette idée de faire un album à trois. Je pense que l’idée est partie d’un spectacle où nous étions choristes toutes les trois. Le mélange des voix a vraiment bien fonctionné et il y a quelque chose entre les trois qui s’est passé dans ce spectacle qui a été révélateur. On le savait qu’on avait une belle chimie toutes les trois, mais ça a vraiment été confirmé à ce spectacle. On se faisait souvent demander quand est-ce que vous allez faire un album les trois filles. Ça s’est fait naturellement, l’appel s'est fait plus tranquillement et on a travaillé fort.

P.B. : Pourquoi faire trois petits albums au lieu d’en faire un contenant toutes les chansons?

Marie-Ève Riverin: Nous avions envie de faire différent en ciblant les ventes sur internet. On s’est dit que si on lançait trois mini-albums, on allait être présentes plus longtemps; sur une plus longue période. On voulait aussi trouver un moyen pour que les fans soient intéressés à ce qu’on fait un peu plus longtemps. Donc on a séparé ça. On se disait aussi que nous sommes trois filles, trois chanteuses, trois sœurs, donc trois albums...

P.B. : Concernant les albums est-ce qu’il y a des gens du milieu artistique qui vous ont conseillés?

Karine Riverin: On a travaillé beaucoup avec Louis Côté, le réalisateur de l’album. C’est un travail de longue haleine que l’on a fait avec Louis. Auparavant, nous avons travaillé également avec d’autres musiciens qui nous ont aidés pour les choix de chansons. 

C.R. : Nous avons eu aussi les bons conseils de Nanette Workman. Puisqu’elle est dans le métier depuis tellement longtemps! C’est un peu notre maman du show-business que nous l’appelons.

M-E.R. : Nous sommes entourées de beaucoup d’amis aussi qui travaillent dans le milieu artistique. Donc nous avons beaucoup d’amis qui nous donnent de sérieux coups de main, que ce soit au niveau de la pochette, au niveau de l’image, au niveau du choix des chansons, de l’esthétique, du marketing même au niveau de nous présenter certains artistes et certains compositeurs.

P.B. : Les chansons sur les albums ont beaucoup le thème de la famille dont la chanson les Doigts de la main. Comment est-ce de composer et d’écrire toujours ensemble? En fait d’être toujours ensemble autant à l’extérieur du métier que dans le métier?

K.R. : Il y a des chansons que c’est Caroline qui a composé de son côté. Il y en a une que c’est Marie-Ève qui a composé. On a reçu beaucoup de chansons aussi. Puis un moment donné, Caroline a fait écouter ses chansons à Louis, et il a dit que nos chansons étaient très bonnes, qu’elles pourraient faire des hits radio et qu’on devait vraiment considérer notre matériel. C’est ce qui est arrivé pour certaines pièces qui se retrouvent sur les albums. De travailler ensemble au quotidien nous n’avons pas de misère à le faire. Nous sommes complices, nous nous entendons bien et on connaît les limites de chacune. Nous sommes complémentaires l’une de l’autre donc ça se passe tout le temps bien.

C.R. : C’est sûr que quand on compose, on est souvent toute seule, mais les arrangements on les fait toujours à trois. Louis a mis une belle touche de sa personnalité, donc ça donne de belles chansons.

M-È. R. : Ce qui aide aussi, c’est que nous faisons le même métier toutes les trois depuis plusieurs années. Nous avons un peu la même réalité. Nous sommes toutes les trois chanteuses, nous avons toutes les trois des enfants, nous sommes toutes les trois dans la trentaine. Donc, au niveau des sujets c’était aussi important que ça parle de sujets qui nous touchent. On trouvait ça important d’avoir des textes qui parlent de famille, de relation avec nos enfants, la relation mère, amante, femme, du travail aussi.

P.B. : Justement les chansons nous transportent d’une émotion à une autre. Était-ce voulu de ne pas avoir la même émotion durant tout l’album?

Les trois en même temps : Oui!

C.R. : Dans le fond, nous ne voulions pas que ça parle juste d’amour nous avions envie que les sujets soient diversifiés. En étant trois filles, nous avons chacune nos goûts aussi. Alors je pense que dans chaque chanson il y a une toute petite partie des trois qui se reflètent. Nous sommes des filles qui aiment la fête, bouger, danser, mais qui aiment se recueillir, plus sérieuses, qui sont touchées par plein d’événements. Les chansons veulent toutes dire quelque chose en tout cas.

K.R. : On trouvait ça le fun que les chansons viennent identifier les traits de caractère que l’on a. Nos chansons viennent nous coller à la peau selon nos personnalités.

P.B. : Est-ce que chacune de vous êtes attitrées à un poste pour vos productions de Québec Issime et pour les albums?

M-È.R. : Avec Québec Issime, on travaille d’une certaine façon où je dirais que j’ai plus des postes de direction au niveau des arrangements vocaux, de la mise en scène ou du casting, mais avec les Sœurs Riverin, c’est vraiment important que ce soit les trois qui participent à la création et à la production. Avec les filles nous nous sommes donné comme but de tout faire par nous autres même. Nous n’avons pas signé avec une grosse maison de disques nous nous sommes auto-produites. On sait bien s’entouré, c’est super important, mais nous faisons vraiment tout par nous-mêmes. C’est sûr qu’entre nous, nous nous sommes réparti des tâches précises qui se sont fait naturellement. Karine est très forte en affaire, elle a beaucoup le côté business que nous, nous n’avons pas du tout. On l’a laissé négocier nos contrats (rires)

K.R. : Je négocie les contrats, je ramasse les chèques et je paye tout le monde.

M-È. R. : Caroline, c'est le côté gestion d’horaires. Elle est super forte pour ça! C’est vraiment Caroline qui nous planifie tout cela. Elle nous ramène souvent à l’ordre par rapport à nos horaires. Elle s’occupe de la coordination de tout ça, en plus de créer. Elle a un très grand sens artistique et beaucoup d’écoute.

C.R. : Puis toi (Marie-Ève), tu en fais beaucoup avec Québec Issime et  avec les sœurs pour les arrangements vocaux. Elle a vraiment une facilité là-dedans. Elle a aussi une bonne façon de tempérer les humeurs (rires).

M-È. R. : Moi, des fois je suis très rêveuse. Je pars en peur, en fait je suis la plus rêveuse des trois. Quand j’ai une idée j’aimerais qu’on la fasse tout de suite. Je pense qu’à trois on se tempère. On se connaît vraiment bien. On travaille ensemble depuis vraiment longtemps, mais avec ce nouveau projet on apprend vraiment à travailler ensemble sur un projet précis toutes les trois.

P.B. : À l’automne dernier, il y a eu Album de famille qui est paru. Vous avez décidé de chanter Rendez-vous des Triplettes de Belleville. Pourquoi avoir choisi celle-ci plutôt qu’une autre?

C.R. : On se fait souvent demander si à la base nous sommes des triplettes puisque nous n’avons pas une grande différence d’âge les trois. C’est la question à savoir laquelle est la plus vieille, laquelle est la plus jeune, êtes-vous des triplettes? Je crois que cela allait de soi. Cette chanson-là fait partie de notre répertoire des sœurs aussi. À la base, on la faisait déjà dans nos spectacles. C’est sûr c’est une chanson que l’on aimait toutes les trois. Je pense que ça allait avec le concept de famille aussi les triplettes, la famille, les trois sœurs. On l’aimait beaucoup et elle a été réarrangée et on a adoré ce que ça l’a donné.

M-È.R. : Nous avons eu beaucoup de plaisir à faire cela. Nous étions vraiment touchés qu’ils pensent à nous pour cet album-là. C’est un album sur lequel on retrouve beaucoup de grands noms…

P.B. : Comment est-ce arrivé ce projet-là?


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