Entrevue | Matt Tremblay danse et chante ses rêves

Article et entrevue par Mathieu Caron
Crédits photos : Karine Levesque

Présent dans le domaine culturel Québécois depuis quelques années en tant que danseur, chanteur et acteur (Hairspray, 30 vies, Trauma) et aux États-Unis (Gossip Girl et danseur des célébrités telles que Nicki Minaj et ChanningTatum), Matt Tremblay a surtout été révélé au grand public lors de sa participation à la deuxième saison de La Voix. Dans le cadre de la sortie de son premier single #Dancin’ My Life, j’ai eu la chance de m’entretenir avec lui pour discuter de son parcours et de ses futurs projets.

Mathieu Caron : Une grande partie des Québécois t'ont découvert lors des auditions à l’aveugle de La Voix 2, quel impact ces 5 minutes-là ont eues dans ta vie?

Matt Tremblay : Une audition pour quelque chose comme La Voix honnêtement c'est une confirmation de carrière, parce que c'était la deuxième fois, j'étais allé la première année et je me disais "Vas-y comme n'importe quelle audition, t'as rien à perdre et on verra bien" et tu vois, d'avoir été sélectionné pour les auditions à l'aveugle, sur peut-être 5000 personnes qui ont fait les auditions, j'ai vraiment été choyé! Même si le résultat n'a pas été "positif", moi au contraire j'ai été extrêmement chanceux! Les Productions J m'ont fait un topo absolument positif, c'était magnifique, ma mère était contente, moi j'étais content, la perfo avait quand-même bien été, même si c'est sûr qu'on apprend etc., Mais oui, pour moi, c’est vraiment une expérience de plus! Ce que la plupart des gens ne savent pas à propos de moi c'est que je n'ai jamais eu l'intention d'être un danseur, moi j'ai toujours voulu être un entertainer. Oui j'adore danser, c'est mon véhicule, c'est ma plus grande passion, mais le chant, le jeu, le côté vraiment entertainer c'est vraiment ce que je suis. Alors justement, l'expérience de La Voix m'a permis de briser cette barrière-là.

M.C : Cette journée-là, tu portais une queue de renard à la hanche, d'ailleurs tu la porte toujours, pourquoi? (Rires)




M.T : C'est ma façon de démontrer ma descendance Amérindienne. Je veux montrer à toute notre belle société qu'un Amérindien ce n'est pas qu'un gros dégueulasse avec les yeux bridés qui ne fait que se saouler la gueule. Je suis désolé, c'est assez direct, mais c'est triste que cette mentalité-là soit dans la tête des gens! J'ai des queues de renards, de loups, etc. C'est ma façon, si on veut, d'emmener ma descendance partout avec moi. Je vais justement en avoir en vente sur mon site web pour que les gens puissent justement démontrer leur solidarité, parce que la situation Amérindienne au Québec est vraiment en train de se détériorer malheureusement…

M.C : Tu dis que c'était la deuxième fois que tu te présentais aux auditions, il va y avoir une troisième saison, est-ce que tu comptes t'essayer à nouveau?

M.T : C'est sûr que j'y retourne! Pourquoi dire non à une telle opportunité? De toute façon, moi juste avoir la chance de chanter devant Stéphane Laporte, même si je ne suis pas pris, ça me rend heureux! C'est des gens que j'applaudissais quand j'étais chez nous, devant ma télé, au milieu de nul part en Côte-Nord, alors d'être écouté, en plus d'être considéré et avoir la chance de vivre un peu l'expérience c'est sûr que si j'ai la chance de le refaire, je vais le faire!

M.C : Suite à ça, tu as quand-même décidé de rester dans l'univers de la télé-réalité en offrant au public une web-réalité intitulée #Danser Mes Rêves, pourquoi?

M.T : Avec toute mon expérience, qu'on parle de mes 6 années d'études et de travail au États-Unis, tous les petits ou gros contrats que j'ai eu la chance de faire, j'ai toujours eu non seulement mes parents mais surtout plein de gens qui me demandaient 2 millions de questions! Comment ça marche? Ça doit être difficile? Comment tu rencontres telle personne? Ça ressemble à quoi une répétition pour un show? C'est comment New York? Alors souvent c'est des questions qui sont plus personnelles, mais pour moi le but c'était justement d'emmener cette fenêtre-là vers les gens qui en rêvent ou vers le gens qui s'intéressent au milieu artistique.

M.C : Comment tu fonctionnes? Est-ce qu'on te suit vraiment 24h/24 ou est-ce que tu choisis vraiment des moments précis?

M.T : C'est ça qui est le plus dur honnêtement! Jusqu’à maintenant, même après 8 épisodes de 5 à 10 minutes, ont a des centaines et des centaines d'heures de matériel qu'on n'a pas utilisé ou qu'on ne peut pas utiliser. Ce n'est pas filmé 24h/24, mais les projets spécifiques ou les moments choisis au montage c'est vraiment toujours une façon d'essayer de pousser les choses, une facette qu’on n’a pas encore montrée ou un accès qui est un peu plus difficile à avoir. Toujours pour faire comme si les gens pouvaient être dans ma peau et voir ce que je vois.

M.C : Alors avec Sister Act qui débute dans quelques jours, j'imagine qu'on va avoir la chance d'en découvrir davantage dans les prochains épisodes de #Danser Mes Rêves?

M.T : Oui, depuis le début des répétitions nous allons chercher des images avec France Castel, Normand Brathwaite, etc.  Depuis quelques jours nous sommes au St-Denis en répétition, alors oui des images en coulisses, de micros qui tombent, des problèmes de décors, etc. (Rires) Et de voir quelqu'un comme Madame Filiatrault au travail je crois que ce n'est pas une chance donnée à tous, mais on essai de faire attention pour ne pas trop envahir cet espace-là. Mais oui, il y a des exclusivités et des choses qui s'en viennent parce que justement je suis très chanceux d'avoir la collaboration de Juste Pour Rire pour non seulement aider la promotion du spectacle, mais aussi montrer au gens comment c'est gros!

M.C : Justement, parlant de Sister Act, c'est un des projets qui vont t'occuper cet été, qu'est-ce que tu fais exactement dans le spectacle?

M.T : Denise Filiatrault m'a offert quelques petits rôles dans le spectacle; Un enfant de chœur, un enfant de messe, un itinérant et un danseur de Las Vegas. C'est vraiment plein de petits rôles et en tant que gars qui aime ça jouer la comédie de temps en temps, c'est parfait de pouvoir faire tout ça dans le même spectacle! C'est un nouveau défi, parfois c'est complètement à l'opposé de moi, comme l'enfant de chœur (rires). Mais c'est une très belle expérience!

M.C : Il y a quelques jours, tu as lancé ton premier single #Dancin’ My Life et tous les profits de la chanson vont aller à Opération Enfant Soleil, pourquoi avoir choisi cette cause particulièrement?

M.T : C'est une cause qui me tient beaucoup à cœur parce que les jeunes c'est l'avenir et moi je ne me serais jamais rendu où je suis aujourd’hui si je n'avais pas eu quelqu'un un jour qui a cru en un jeune. J'ai eu la chance d'avoir des gens qui m'ont dit "Viens, on va t'aider!". Alors moi c'est ma façon de redonner. En tant qu'artiste c'est aussi ça notre travail, moi je déteste les artistes qui sont au pouvoir et qui sont en train de faire des millions et des millions de profits sans redonner, sans aider les gens qui les ont emmenés où ils sont aujourd'hui. Je crois qu'en tant qu'artiste c'est notre mission de faire tout ce qu'on peut pour changer le monde.


M.C : Pour faire la promotion de la chanson, tu as décidé de faire un Flash mob, c'est quoi le concept derrière ça? Car je crois que ceux qui vont partager la vidéo vont aussi contribuer à quelque chose?


M.T : Ce que nous avons fait, c'est quatre performances surprises au travers de Montréal où il avait le plus d'achalandage ou de touristes pour justement sensibiliser les gens, non seulement à Opération Enfant Soleil mais à toutes sortes de causes socioculturelles, mais aussi d'être informé sur plusieurs statistiques comme le décrochage autochtone, le viol chez les jeunes femmes, etc. Alors plus la vidéo sera partagée sur les réseaux sociaux et plus moi je m'engage à redonner en nombre d'heures communautaires et en dons à Opération Enfant Soleil.


M.C : Suite à la journée de tournage du Flash mob, tu as publié une vidéo sur Facebook où tu t'excuses de ce qui c'est passé cette journée-là, peux-tu nous expliquer ce qui est arrivé?

M.T : Pour faire une histoire courte; Dans la ville de Montréal c'est illégal de danser dans les rues… Ce qui fait que j'ai du prendre la responsabilité pour tout les gens qui étaient là… C'est à dire 250 danseurs et une équipe de tournage… Tout ça pout avoir fait des performances dans des lieus où nous n’étions pas censé… Alors étant associé à Opération Enfant Soleil, à Sister Act, etc. J'ai voulu m'exprimer publiquement pour confirmer que c'était mon initiative et si des gens ont été offensés, si nous ne devions pas être là, si ça a causé des problèmes, je m'en excuse.

M.C : Qu'est-ce qui s'en vient pour toi?

M.T : La chanson est lancée internationalement alors c'est sûr qu'il y a beaucoup de promo ici, à New York et en Europe. J'ai aussi Sister Act cet été et sinon j'ai un projet d'album mais je ne peux pas trop en parler pour le moment, mais les gens doivent se préparer parce que ça va frapper fort! 





Le single #Dancin’ MyLife de Matt Tremblay est maintenant disponible partout et sur iTunes  Pour regarder la web-réalité #Danser Mes Rêves cliquez juste-ici . Matt Tremblay sera aussi du spectacle Sister Act  à l’affiche dès le 17 juin au Théâtre St-Denis. Pour plus d’informations visitez le matttremblay.com ou suivez-le sur sa page Facebook!

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