Entrevue | Isabelle Longnus de la France à Vancouver

Article par Stéphanie Lagüe
Photo: Facebook 


Mardi soir dernier,  nous avons eu la chance de discuter la chanteuse Isabelle Longnus. Nous voulions en connaître un peu plus sur cette auteure-compositeur-interprète que nous avons découverte, jeudi dernier, aux Jeudis Taxi.

Voici notre entrevue, qui on l’espère saura vous faire découvrir une artiste avec beaucoup de talents.

Petite Boîte : Pouvez-vous nous faire une petite bio de vous avant de commencer?

Isabelle Longnus : Je suis née à Marseille au sud de la France. J’ai fait du théâtre et en France, pour réussir dans le métier il faut faire les écoles de théâtre qui sont à Paris. J’ai été à Paris et ça ne me plaisait pas. Quand j’ai fait mes vérifications, je me suis rendu compte qu’il y avait des écoles de théâtre à Montréal. Alors mon frère et moi on a décidé de quitter la France pour Montréal sur un coup de tête. Un coup de tête qui était tout de même réfléchi! Je connaissais du Canada seulement Diane Dufresne, Robert Charlebois et le froid. (rires) Arrivé à Montréal je m’en suis tout de même bien sortie et j’ai commencé à me tenir avec des musiciens qui m’ont amenée à faire de la scène, mais en tant que chanteuse. C’est à ce moment, lorsque j’ai fait partie d’un groupe rock que j’ai commencé à écrire des chansons. Puis j’ai quitté pour l’ouest canadien à cause d’un Québécois. J’ai eu une grosse peine d’amour, mon cœur était brisé. Je suis donc partie pour Vancouver!

P.B. : Pourquoi avoir choisi Vancouver?

I.L. : En fait, c’est mon frère qui m’a dit d’aller à Vancouver; que c’était bien! Je ne voulais rien savoir de Vancouver puisque je voulais chanter en français. Puis un jour je suis allé le voir et je suis tombée amoureuse de la ville.

P.B. : Avez-vous continué de chanter et de vous produire en spectacle?

I.L. : Lorsque j’y suis allé il y avait un concours, le Gala provincial de la chanson et j’en ai gagné un et perdu un autre. Suite à ça Radio-Canada m’a donné l’opportunité d’écrire pour d’autres auteurs-compositeurs-interprètes et puis d’enregistrer mon premier démo. Avec celui-ci je suis partie sur la route et avec les sous que je faisais dans ma tournée, je me suis payé mon premier album, Effleurez-moi. Il a bien vendu et nous avons fait une tournée. Suite à ça, j’en ai fait d’autres et voilà nous sommes rendus à aujourd’hui! Par contre, mon port d’attache est vraiment la ville de Vancouver!

P.B. : Vous avez fait la chanson francophone aux Jeux Olympiques d’hiver de Vancouver en 2010 avec la chanson Vancouver, comment avez-vous eu cette chance?

I.L. : Un grand moment pour ma carrière! Je faisais des mises en scène pour des spectacles et à un moment donné je faisais la mise en scène pour une ville près de Vancouver pour son centenaire et j’avais écrit une chanson qui parlait de Vancouver. Je crois qu’il y avait quelqu’un qui était là dans la salle et qu’il a aimé puisqu’ils m’ont approché pour la place de la francophonie. J’ai alors dit oui naturellement ce qui a fait en sorte que j’ai écrit la chanson Vancouver, nous l’avons mis sur disque et  c’est devenu la chanson officielle de la francophonie.

P.B: Est-ce que le fait d’avoir eu cette opportunité a donné un coup de pouce à votre carrière?

I.L. : Je crois qu’ils m’ont choisi puisqu’en quelque part j’étais déjà établi dans le milieu. Sauf que lorsque la chanson a commencé à tourner et que je devais la chanter 3 fois par jour et quelques fois 4 ou 5 fois par jour (rires), il est certain que ça a en quelque sorte amélioré ma carrière.

P.B. : Plusieurs de vos chansons sont engagés. C’est important pour vous?

I.L. : J’ai toujours écrit des chansons engagées! Il y a de cela quelque temps, j’ai écrit un spectacle qui se nommait Guerre pour la paix, je suis partie en Europe faire un peu la même chose avec mes chansons aussi. Sauf, qu’avant mes albums étaient surtout sur le sujet de l’amour et quelques chansons sur l’engagement social. Avec cet album et tout ce qui se passe autour de nous, j’ai réalisé quels étaient mes valeurs et ce que j’étais. En tant qu’artiste, nous devons dire haut et fort nos valeurs et ce en quoi nous croyons.

P.B. : Nous avons remarqué que plusieurs titres de vos chansons étaient des prénoms d’homme…

I.L. : Les hommes m’ont beaucoup inspiré, à vrai dire ils m’ont inspiré presque toutes mes chansons. Avant, j’avais la fâcheuse habitude de tomber facilement amoureuse. Je me suis calmée (rires)! Pour l’album Code bleu, j’ai voulu personnaliser chacune des chansons en lui donnant un prénom. J’ai voulu que chaque chanson appartienne à un personnage bien précis et écrire autour de lui. Comme Bastien, Pierrot etc.…

P.B. : Vous avez participé il y a quelques semaines au spectacle en soutien à Charlie Hebdo au Lion d’Or à Montréal. Qu’est-ce que cela vous a fait de jouer une de vos chansons très engagée Les Agneaux, devant des militants pour la laïcité et la liberté d’expression?

I.L. : Je me suis éclatée! Les agneaux et ce que je suis, de pouvoir m’exprimer sur une scène devant ses militants qui était là pour la même raison que moi en tant qu’artiste ma procuré la renaissance à 100%. En tant qu’artiste lorsque tu écris, tu es toute seule. Donc lorsque j’écris sur un sujet donné c’est moi qui le choisis, mais là d’être avec des gens qui ont les mêmes pensées que moi, ça m’a beaucoup apporté et j’espère que cela a apporté au public aussi. C’est dans des moments comme celui-là que l’on se dit que nous ne sommes pas juste des chanteurs, mais aussi des participants à tout ce qui se passe autour de nous. À participer comme membre citoyen d’une réalité, d’un monde contemporain.

P.B. : Vous êtes en spectacle vendredi à la Place des arts. Vous y présenterez votre nouvel album Code Bleu au complet, mais y aura-t-il d’autres de vos chansons antérieures?

I.L. : Bien comme c’est la veille de la Saint-Valentin, je crois que je serai un peu coquine (rires) C’est pourquoi je ferai probablement quelques chansons que j’avais écrites sur mon album Vol 069 (rires). Sinon j’ai composé d’autres chansons depuis le dernier album et je vais les faire pour la première fois devant public. Il faut les «essayer» comme on dit (rires). Pour ce spectacle nous serons quatre sur scènes, habituellement nous sommes trois. Alors il y aura un claviériste, un bassiste, un batteur, et une chanteuse.


Merci à Isabelle d’avoir répondu à nos questions. Si vous voulez en savoir plus sur elle, visitez sa page web  et pour la suivre via Facebook, c’est ici 

** Nous voulons aussi féliciter Isabelle pour sa nomination au prix Trille OR pour le meilleur album de l’ouest canadien pour son tout dernier album Code Bleu.

Pour acheter des billets pour le spectacle de vendredi 13 février prochain à la Place des Arts, c’est ici 


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