Spécial Saint-Valentin | 30 vies ou l'amour qui fait mal

Entrevue par Stéphanie Lagüe
Photo: Aetios Productions


Pour l’occasion de la Saint-Valentin, nous avons eu la chance de nous entretenir avec les interprètes de Samuel Pagé - Émile Proulx-Cloutier et Éléonore - Mirianne Brûlé de l’émission 30 vies à ici Radio-Canada. Dans l’émission les deux personnages vivent un triangle amoureux, nous avions donc quelques questions à leur poser sous le thème de l'amour. Et à quelques heures de la st-valentin, cette entrevue tombait parfaitement à point. 


Entrevue avec Émile Proulx-Cloutier

Petite Boîte : Dans 30 vies, le personnage de Samuel est un très bon séducteur, qui a réussit à créer un triangle amoureux entre Éléonore, lui-même et Lucie-Ann. Comment va-t-il réussir à s’en sortir?

Émile Proulx-Cloutier : En fait, il ne cherche pas à s’en sortir! C’est au-dessus de ses forces de bâtir, de construire quelque chose de stable avec quelqu’un. Les règles du jeu sont claires et il l’a toujours dit. Il n’oblige personne à rester dans ce contexte, il ne promet rien, il est très franc finalement. Par contre, je ne dis pas que cela est simple pour lui. Des fois, il voit ce que ce mode de vie là crée aux autres et cela peut le rendre triste, mais il ne se sent pas en mesure d’offrir plus, ou même d’exiger plus de la part de qui que ce soit. Surtout qu’il le dit très ouvertement dès le départ. Éléonore et Lucie-Ann savent que l’une et l’autre existe. Je ne pense pas qu’il se dit que c’est en attendant et il est franc avec lui-même. C’est un genre d’handicap et sait ce qu’il est capable d’offrir ou non.

P.B. : Qu’est-ce qu’Émile Proulx-Cloutier aimerait dire à Samuel Pagé s’il le voyait dans cette situation?

É. P-C : Il y a une chose sur laquelle on s’entend, (rires) c’est que ce n’est absolument pas mon genre de donner des conseils aux gens sur les relations affectives.

P.B. : Puis sur sa vie en général, qu’est-ce que vous auriez envie de lui dire?

É. P-C : Il y aurait trop de choses à dire (rires)! En fait j’ai plus de fun à le jouer qu’à le résonner. En même temps, je n’ai pas envie qu’il devienne parfait, c’est plus intéressant jouer des personnages qui ne sont pas parfaits. Je lui dirais : «Reste comme tu es, tu es le fun à jouer!». (rires)

P.B. : Vous avez fait la semaine dernière une vidéo avec les jeunes de 30 vies afin de sensibiliser les gens à la campagne d’Amnistie internationale Jeunes pour Raïf. Comment vous est venue l’idée de faire cette vidéo?

É.P-C : J’ai été invité par Amnistie internationale à la vigile qui se passe à chaque jeudi pour venir en aide à Raïf Badawi. Ce jour là, il y a trois semaines, j’y suis allé et nous étions quelques dizaines de personnes avec quelques dizaines de journalistes. J’ai rempli les campagnes de lettre et tout ce qui se distribue dans ce genre d’événement là, puis tout d’un coup je me suis aperçu que je pourrais faire quelque chose. J’ai vu que sur la page Facebook de l’émission il y a plus de 70 000 personnes qui nous suivent, beaucoup de jeunes, des profs, des parents d’élèves, ce sont tous le public cible pour des campagnes d’Amnistie internationale comme celle pour Raïf. Je me suis alors dit qu’il y avait un moyen de faire quelque chose, un truc simple comme prendre mon téléphone et filmer. Puis quant à faire ça avec mon téléphone, je me suis dit qu’il y avait tout l’équipement pour faire ça professionnellement sur le plateau de 30 vies. En plus de l’équipement, il y avait le contexte de l’école, du public cible, l’âge des jeunes, alors j’en ai parlé à l’équipe et cela a pris 15 minutes à la fin d’un tournage. Tout simplement dans le but de juste faire en sorte que la campagne d’Amnistie rencontre son public cible. Cela a été un geste très simple, qui, je suis content, à réussit à donner de la visibilité à Jeunes pour Raïf.

P.B. : La cause devait vous tenir à cœur si vous avez décidé de faire un geste comme celui-ci?

É.P-C : Pour moi il n’y a même pas espace à débat! C’est absolument horrible le sort qui est réservé à ce gars-là. Il n’est pas le seul, mais puisque le Canada a accueilli sa femme et ses trois enfants, celui-ci a le devoir moral de réunir la famille. Parmi tous les prisonniers d’opinion dont la cause est tout aussi valable, celle-là nous avons peut-être un levier de pression de plus. Puis si jamais il est libéré, cela pourrait créer un précédent à d’autre libération. Nous sommes dans un monde où la culture d’opinion, la culture du commentaire, la culture du débat, qui parfois on peut l’admettre tombe dans le gaspillage de salive, fait souvent beaucoup de bruits pour peu de chose. Puis lui, est coupable d’avoir donné son opinion, fait valoir sa liberté d’expression. Cette cause me tient particulièrement à cœur! Je suis profondément révolté par cette situation! Démontrons au gouvernement que cela nous touche et que c’est nécessaire d’agir, même si c’est une situation délicate parce que M. Badawi ne vient pas d’ici et que ça famille est réfugiée ici. C’est politiquement délicat, mais je pense que c’est humainement incontournable. Il faut que le gouvernement sente que nous ne sommes pas prêts à oublier Raïf Badawi. Il est certain que la Saint-Valentin c’est important, mais s’il y a un couple à réunir c’est celui-là!

P.B: Vous avez beaucoup de projets en ce moment, pouvez-vous nous les énumérer et nous dire la suite des choses pour vous au niveau professionnel?

É.P-C : En ce moment, je continue les tournages de 30 vies qui occupent beaucoup mon emploi du temps. Le 21 février prochain dans le cadre des Rendez-vous du cinéma québécois le film Le Plancher des vaches qu’Anaïs Barbeau-Lavalette et moi avons fait ensemble sera en présentation spéciale. Je continuerai aussi la tournée de mon spectacle Aimer les Monstres partout au Québec. Il y aura la première saison de Boomerang à la télévision cet automne avec entre autres Catherine-Anne Toupin et Antoine Bertrand. Nous tournerons également la deuxième saison cet été. Avec tout ça je n’ai pas réellement d’autres places à mon agenda! (rires)

Vous pourrez voir le film Le plancher des vaches dans les cinémas québécois dès le mois de mai prochain.

Pour partager la vidéo et ainsi permettre à plus de gens d’aider Amnistie Internationale, c’est ici 

Et pour en savoir plus sur les projets d’Émile Proulx-Cloutier et sur ses dates de spectacle, c’est ici 



Entrevue avec Mirianne Brûlé

Petite Boîte : Votre personnage dans 30 vies, Éléonore, vit un triangle amoureux avec Samuel et Lucie-Ann. À quoi peut-on s’attendre d’Éléonore vis-à-vis cette relation pour la suite de la saison?

Mirianne Brûlé : Je ne sais pas encore moi-même puisque l’on découvre les épisodes à chaque semaine. Par contre, ce que moi je pense de mon personnage c’est qu’elle est amoureuse et je sens qu’elle s’attache de plus en plus. Elle est au courant de la situation, mais je ne crois pas que cela fasse son affaire en bout de ligne. Je ne sais pas la suite de la saison, mais je ne pense pas que ça va continuer comme ça sans faire de peine à l’une ou l’autre.

P.B. : Puis si jamais vous viviez la même situation que votre personnage, est-ce que vous réagiriez de la même façon?

M.B. : (rires) C’est drôle puisque j’en parlais justement hier avec Émile et Béatrice (Lucie-Ann)! Je pense que j’aurais eu moins de patience que mon personnage, je la trouve très très gentille et conciliante. Moi, ça ferait longtemps que je me serais fâchée ou que je serais partie carrément. Puisqu’à un moment c’est aussi une question de, pour moi, se respecter. À un moment donné c’est surtout à sens unique!

P.B. : Vous et Jason Roy-Léveillé, vous êtes en couple depuis plusieurs années, comment un couple aussi occupé que le vôtre fête la Saint-Valentin?

M.B. : En fait, nous ne sommes pas très Saint-Valentin. Nous ne fêtons pas nécessairement la Saint-Valentin, mais nous sommes quand même romantiques au quotidien. Nous faisons toutes sortes d’activités ensemble. C’est ça qui est plaisant aussi puisque nous sommes travailleurs autonomes, des fois nous avons des journées de libres ensemble et nous allons faire du ski, et d’autres activités. Sinon je peux dire que nous avons un petit côté quétaine, nous aimons nous faire des massages puisque nous avons une table à massage à la maison. C’est notre côté quétaine! (rires)

P.B. : Alors samedi, à la Saint-Valentin, vous ne ferez rien?

M.B. : Nous ne sortirons pas, nous ne nous offrirons pas de cadeau, mais nous ferons sûrement un souper à la maison.

P.B. : Quels sont vos projets professionnels après les tournages de 30 vies?

M.B. : Comme l’été dernier, je serai au théâtre La Marjolaine à Eastman avec Marc-André Coallier, Catherine Renaud et Maxime Tremblay. Marc-André a tellement aimé notre gang l’année dernière, qu’il a décidé de nous réengager pour une autre pièce. Il est certain que c’est difficile de trouver une pièce qui fonctionne pour les quatre, mais nous avons trouvé. Je ne peux malheureusement pas te dire le titre tout de suite (rires). Je commencerai donc les répétitions en avril.

Pour tout savoir ce qui se passe dans la vie de Mirianne, joignez la sur sa page Facebook 

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Un grand merci à Émile Proulx-Cloutier et Mirianne Brûlé de s’être entretenu avec nous.


Pour les voir dans 30 vies, c’est dans votre télé du lundi au jeudi à 19h00 à ici Radio-Canada. Surveillez la page Facebook de l'émission, pour pourriez y voir passer de belles surprises pour la Saint-Valentin. 

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