Spectacle Le toit du monde de Mathieu Provençal : Trouver un toit pour le bonheur

Article et photos par Marie-Laurence Marleau

«Pour moi vivre comme ça,
Allez au bout, au bout de moi
pour moi la vie c'est ça,
le toit du monde est juste là.»

Il n'en faut pas plus pour être happé par la beauté et la puissance de la poésie de Mathieu Provençal. Venu nous livrer jeudi soir dernier l'un des premiers spectacles de la tournée de son quatrième album, Le toit du monde, l'artiste nous a plongé dans un univers où se trouve la musique du cœur, un heureux mélange de rock, de country et de folk.
Il faut dire que Mathieu Provençal a travaillé d'arrache-pied pour monter cette présente tournée et créer ce quatrième opus, un album dont il se dit particulièrement fier : «Le toit du monde, c'est un des albums que j'ai le plus de plaisir à jouer. Pas que je n'en avais pas avant, mais j'ai énormément de plaisir à faire ces chansons-là sur scène».

Pour cette nouvelle tournée, il nous offre un spectacle en formule trio, une formule adaptée l'an dernier de son spectacle, pour les plus petites salles: «Le but était de présenter un spectacle qui est un retour aux sources. Ça rocke quand même beaucoup, mais la formule est intéressante: c'est une guitare acoustique, une guitare électrique, des percussions, puis dans certaines chansons, le percussionniste joue aussi de la basse».

Dans ce retour aux sources, l'artiste interprète bien sûr ses propres chansons, anciennes comme plus récentes, mais également plusieurs relectures de grands succès comme J'entends frapper, Unchained My Heart & Déjeuner en paix. Parmi les moments forts du spectacle, notons entre autres ses reprises très réussies de Drift away (Uncle Kracker) et Ensorcelée (Daniel Bélanger), ainsi que l'interprétation des chansons Le toit du monde, Juste toi et moi, Tu dors encore, KO & Revivre.Le moment le plus émouvant revient cependant à la relecture qu'il a faite de Perce les nuages de Paul Daraîche, une chanson qu'affectionnait beaucoup son père, décédé en mars dernier. Il a réussi à nous livrer cette chanson simplement, sans trop de flafla, mais avec toute la générosité et l'abandon qu'on lui connaît.

Ainsi, dans son spectacle Le toit du monde, Mathieu Provençal a été fidèle à lui-même, passionné et authentique : « Aujourd'hui, j'ai juste le goût de vivre et revivre. Ce que j'écris et que je compose, c'est parce que c'est vrai et que c'est ça que j'ai envie de chanter ». Amoureux de la musique et des mots, il nous a présenter un spectacle ou les mots, tributaires d'espoir, se frayent un chemin vers le bonheur et la rage de vivre; l'éternel combat de Mathieu Provençal. « J'ai toujours la rage de chanter, mais j'ai aussi le goût d'être heureux. Souhaitons-lui maintenant de demeurer indéfiniment dans cette voie qui mène au bonheur et qui ne peut que rendre heureux les fans qui le suivent.

Au cours des prochains jours, Mathieu Provençal poursuivra sa tournée à Sherbrooke, Rivière-du-Loup & Laval. Il reviendra à Montréal le 29 avril pour une supplémentaire de son spectacle Le toit du monde à la Salle Claude-Léveillée de la Place-des-Arts. Pour connaître toutes ses dates de spectacles consultez son site web, www.mathieuprovencal.com. Vous pouvez également vous procurer son album sur ITunes ou dans un bon disquaire près de chez vous.




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