La Voix: À livre ouvert avec Vanessa Borduas



 Elle n’a que 23 ans! Vanessa Borduas dégage l’inspiration avec son riche parcours musical. L’auteure-compositrice-interprète qu’elle est nous a offert toute une prestation de la chanson Hound Dog lors des auditions à l’aveugle de La Voix, une performance qui lui a valu une place au sein de l’équipe de Marc Dupré. Juste pour vous, Petite Boîte a eu l’opportunité de s’entretenir avec elle pour en apprendre plus sur toute cette expérience, sur un passé rempli d’aventures, mais aussi sur un avenir qui regorge de mille et un projets.

Petite Boîte : Depuis ton passage à La Voix, comment vis-tu tes journées?

Vanessa Borduas : C'est sûr que sur Facebook et sur Twitter ça bouge beaucoup depuis l'émission. C'est de répondre aux messages, là-dessus ça bouge. Sinon, c'est de préparer ce qui s'en vient, faire des modifications sur mon site web, c'est tout ça. En même temps, il y a des dates de spectacle qui se "bookent" de plus.

P.B. : Je vois que tu as plusieurs choses à gérer en même temps. Comment fais-tu pour tout concilier?

V.B. : Ça fait longtemps quand même que je travaille à gérer moi-même mes choses, ça se fait assez bien. Le plus long, je te dirais, c'est la gestion d'ordinateur, mais en même temps, c'est vraiment plaisant que les gens prennent le temps d'écrire et de nous suivre sur nos pages. Des commentaires, c'est toujours bien apprécié!

P.B. : Lors de l'audition à l'aveugle, tu as chanté Hound Dog. Est-ce que le choix a été difficile à faire?

V.B. : Ce n'était pas mon premier choix, mais il était dans mes préférés. Je suis une fille qui chante plusieurs styles différents et cette chanson est plus "bluesy-soul". J’ai essayé de montrer que dans ma voix j’ai cet aspect-là aussi, plus soul que j’aime beaucoup exploiter même quand je chante quelque chose qui n’est pas nécessairement blues. C'est une chanson que j’ai beaucoup de plaisir à chanter parce que je l’aime beaucoup. Si je ne me trompe pas, c'est la version de Big Mama Thornton dans les années 40. Il y en a beaucoup qui pensent que c'est la version d'Elvis, mais les paroles ne sont pas toutes pareilles. En fait, Nadja a repris la version des années 40 dont je parle. Je me suis donc aussi un peu inspirée de la version de Nadja.

P.B. : Tu t'es jointe à l'équipe de Marc Dupré. Qu'est-ce qui a guidé ton choix?

V.B. : Marc, c'est quelqu'un que j'ai toujours apprécié autant côté musical que sa personnalité. Quand on voit sa personnalité publique, on voit que c'est un gars super enjoué, qui a l'air déterminé, facile d'approche. C'est sûr que ça m’attirait beaucoup de travailler avec lui côté personnalité et aussi depuis qu'il a commencé à faire de la musique, j'ai toujours acheté ses albums. J'ai toujours beaucoup apprécié sa voix. Le fait qu'il se soit retourné, j'étais très contente parce que c'est un artiste que j'aime beaucoup!

P.B. : Tantôt, tu disais avoir un style musical varié. Qui, dirais-tu, serais tes influences du moment?

V.B. : Je dirais Half Moon Run, Louis-Jean Cormier…c'est tellement difficile comme question parce que j'écoute plein de choses (rires). Marc, je l'écoute aussi parce que j'ai son nouvel album. J'écoute beaucoup India Arie aussi. C'est rare que je mette le même cd non-stop sans arrêt. Je varie beaucoup mes écoutes. J'écoute aussi beaucoup du country-rock.

P.B. : Tu t'es rendue aux auditions télévisées de Star Académie en 2009. Tu as fait les pré-auditions de la saison 1 de La Voix et cette année, tu es revenue pour être enfin prise. Est-ce qu'à certains moments, tu t'es découragée?

V.B. : Non, du tout! Je chante et je fais de la scène depuis que j'ai 5 ans, donc peut-être, quand j'étais plus jeune, oui, je pouvais prendre les coups plus durs parce que tu le vois comme un refus. En vieillissant, je vois vraiment ça comme un cheminement : ce sont juste des étapes qui m'emmènent ailleurs et j'apprends à chaque fois. Peu importe le résultat, l'important c'est d'y mettre tout mon cœur puis mon énergie. Non, ça ne m’a jamais découragée, c'est l'inverse en fait, ça me "booste" plus à continuer et à faire mon chemin.

P.B. : En effet, c'était un apprentissage à chaque fois...

V.B. : Oui, oui! Il faut vraiment le voir comme ça parce que sinon je trouve que ça donne rien de faire des concours, des spectacles si le but ce n’est pas d’apprendre et d'évoluer dans ça. Pour moi, c'est vraiment mon objectif à chaque fois que je m'implique dans quelque chose.

P.B. : Tu fais des spectacles en parallèle. Tu as participé au Festival de la chanson de St-Ambroise, aux FrancoFolies... Dirais-tu que tu préfères chanter dans les petites salles ou lors des festivals. As-tu une préférence par rapport à l’ambiance?

V.B. : C’est sûr que les festivals, c’est vraiment chouette! Je n’en ai pas fait beaucoup, mais les Francofolies ont été une expérience vraiment incroyable, c’est l’fun ce show-là! Mais je fais aussi des spectacles de cover. Quand je fais des shows en cover, mon nom c’est Purple (mauve en anglais), donc je fais souvent des shows en formule duo, trio, à quatre ou en band avec des covers. Aussi, parallèlement, je suis auteure-compositrice : comme en ce moment je suis en train de roder mes chansons dans des cafés à Montréal, des restos-bars. Il y a ce côté-là que j’aimerais faire dans des festivals, mais avec mes chansons plutôt que d’interpréter, de pouvoir partager mes propres chansons.

P.B. : D'où est venu le nom Purple?

V.B. : J’ai cherché longtemps un nom pour mon projet de cover. Puis, à un moment donné, je réfléchissais aux couleurs et c’est une couleur que j’aime et que je trouve qui peut être chic et classique en même temps. Je trouvais que ça sonnait bien et c’est court.

P.B. : Tu as récemment sorti le single I don't wanna stay. Peux-tu m'en parler?


V.B. : Je travaille sur un mini-album, mais là avec La Voix, c’est sur pause. Mon projet d’auteure-compositrice est en français, mais cette chanson-là est en anglais. L’année passée, j’ai fait un voyage, une croisière dans le Sud, j’ai beaucoup chanté sur le bateau en anglais et ça m’a montré qu’il y avait beaucoup d’Américains qui trouvaient que je n’avais pas d’accent quand je chantais. Ça m’a donc donné l’intuition d’aller au bout de cette chanson dans ma composition puis de l’enregistrer. Si je faisais un projet en anglais au complet, ça serait dans cette sonorité-là. Ma chanson est en ventes sur Bandcamp et sur iTunes. Tout l’argent que je fais avec la vente, c’est la façon de m’encourager pour la suite pour mon mini-album : pour payer la production de mon mini-album parce que je m’auto-produis, mais comme je le disais, c’est sur pause.

P.B. : Justement, tu chantes en anglais également. Est-ce que t’attaquer au marché anglophone serait dans tes projets?

V.B. : Je te dirais que mon objectif, pour le moment, c’est de lancer mes chansons en français puis, éventuellement, oui, c’est sûr que j’aimerais ça chanter des compositions en anglais simplement parce que la sonorité est différente, mais je pense que c'est important de commencer chez moi, au Québec.

P.B. : Enfin, qu'est-ce que tu nous réserves pour 2014?

V.B. : C’est sûr qu’il y a beaucoup de choses là sur pause parce qu’on ne sait pas qu’est-ce qui peut s’en venir avec toute l’aventure La Voix, mais mes objectifs, si je peux dire ça comme ça, c’est de l’action! Je veux vraiment qu’en 2014 ça bouge, que je puisse vraiment faire connaitre mes chansons en français aux gens et me construire aussi un fanbase par rapport à mes compositions parce que même si je fais beaucoup de corpo, c’est important pour moi le projet de composition et de faire des premières parties de spectacles et de partager ça. Dépendamment de ce qui se passe avec La Voix, c’est sûr que j’aimerais vraiment sortir un EP ou un album.

P.B. : Pour terminer, aurais-tu un mot de la fin pour les gens qui te suivent et qui t’ont encouragée depuis le début?

V.B. : Des fois, on a des moments de doute et d’insécurité parce qu’on met tellement toute notre personne quand on fait des performances et il y a le stress. Ce sont les mots gentils, les «j’aime» sur Facebook, les gens derrière nous qui nous montrent qu’on est appuyés. Ça nous donne des ailes pour continuer à avancer, pour persévérer et travailler encore plus fort. C’est pour ça je leur dis « Merci! » parce qu’ils sont pour beaucoup dans la détermination que j’ai à faire ce métier-là. 

Merci à Vanessa Borduas pour cette belle entrevue!

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Le single I don’t wanna stay de Vanessa est également disponible sur Bandcamp et sur iTunes.


Entrevue par Stacy Rajarison
Crédit photo: Page Fecebook de la chanteuse

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